CHRONIQUES
"Har Sabbat"

 


1er album 05 (D.U.K.E. 024)

SOMMAIRE :
[ 15 kroniks ]



OSIRION : " HAR SABBAT "

Un premier album qui fait dors et déjà d'OSIRION l'un des grands noms de la scène black hexagonale et européenne de demain !!! …
Le groupe y concilie à merveille la puissance de sa dernière démo (" Evil made history "), et la froideur de ses premiers méfaits… et tout en nous collant au mur avec la puissance d'un BLACK METAL haineux rappelant DARK FUNERAL, IMPALED NAZARENE (Killerrr cover de " Sadhu Satana " !!!), OSIRION sait également nous faire headbanguer comme des déments à l'aide de passages bien " catchy " que ne renieraient pas des gangs comme WITCHERY ou le mythique BARATHRUM !!!…so…rajoutez à ça une " french touch " bien marquée à la " old SETH ", DARVULIA, OLD SINNSIR and Cie, quelques ambiances que ne renieraient pas Fenriz et Nocturno Culto, une batterie façon charge de Panzers… et une production pour le moins énôôôôôrme !!!… Et je vous le dis et le redis…Voilà un putain d'album qui va faire parler de lui dans les mois à venir !!!…
OSIRION est GRAND…très GRAND !!!….

Par Kurgan, dans le catalogue n°9 de D.U.K.E.

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Fervents défenseurs de l’idéologie underground culte du black métal, la horde noire de Osirion vient de nouveau sonner le glas pour enfanter un tout nouvel opus susnommé « Har Sabbat ».

Bien que la formation ait connu à sas débuts beaucoup de jasements sur sa musique et ses activités parallèles (webzine), nous pouvons affirmer aujourd’hui que cette époque est belle et bien révolue et que le sapaudiae black métal d’Osirion jette l’opprobre sur ces médisants. Après leur talentueux « Evil made history » et la réédition de leur démo « An opus for Lucifer », Osirion nous présente ici une production soignée, signée chez le petit Label Duke…une galette que nous attendions depuis si longtemps, parole de fan !

Osirion, par le passé, a, comme beaucoup de groupes de black, été victime des médiocrités sonores qui sont légions dans les démos. Pour un premier album, ce « Har sabbat » démontre un réel travail de sonorisation et même si le côté métal zone manque de puissance, on se délecte tout au long de l’écoute de l’opus : 9 titres plus une intro et une ghost track !

Une galette superbement efficace, des riffs originaux, des plans bien forgés adéquats pour headbanger. ( nb : on contemple même un plan à la loudblast sur le morceau « ave Jesus »). Je mettrai un point d’honneur sur la batterie implacable de Barbiturik et sur le chant suprême de Valharik. (Parfois l’animal est doublé de voix claires, un régal pour les amateurs d’ambiances glaciales !) Les curieux seront peut être déroutés à la lecture des lyrics, des morceaux comme « Ultime assaut » présente des textes qui ne fonctionne efficacement qu’avec la musique, c’est d’ailleurs un excellent titre, entraînant et revigorant ! Digne d’une vraie marche militaire. On notera un cover infernal de « Sadhu Satana » de Impaled Nazarene, à déguster muni d’un masque à gaz et d’une bouteille de jack !

Le layout présente des illustrations sans risque, mais qui font leur effets (signé Kurgan et JP Dufour.)

47 minutes de black métal intense sans concession et dépourvu d’artifice déplorables !…même si Osirion cultive une image « true » underground, on contemple ici, un album de maturité, sérieux et recherché ! Une belle formation à surveiller de très très prêt !
… « Destroy the monotheist Plague - Became your own god ! » Lord Turannos

Par AleXXX, dans SIX-XX Webzine

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Après leur démo 'Evil Made History', qui était pas trop mal foutue, les Savoyards d'Osirion sont de retour avec leur premier album de black underground, à savoir 'Har Sabbat'. Et j'ai bien l'impression que les derniers changements de line-up ont eu de gros impact sur la façon de composer du quatuor. En effet, autant avant Osirion avait une touche assez personnelle quoique pas trop éloignée de l'école Scandinave, autant 'Har Sabbat' perd en originalité et se retrouve beaucoup plus proche de la scène Franco-Belgo-Hollandaise… Disons pour faire clair que cet album m'évoque beaucoup plus les débuts de groupes de black tels que Seth, Enthroned ou encore Cirith Gorgor, avec des grattes mélangeant allègrement heavy/thrash et black, et un chant criard Français ou Anglais. Sinon, ça reste de l'autoproduction, avec une production plus que limite et vraiment pas costaud, même si le son général est d'assez bonne qualité. Mais ça manque de pêche et ça ne peut qu'avoir un mauvais impact sur le tout. On notera sinon que le batteur assure pas mal derrière ses fûts, et au final, 'Har Sabbat' est un album qui montre qu'Osirion a du potentiel, mais qu'ils ont encore pas mal de boulot à faire pour sortir quelque chose de marquant…

Par Thomas Bonnicel, dans TRANSITMAG # 31

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J'ai entre les mains et dans les oreilles le premier assaut d'Osirion. Qu'est-il sorti du quatuor métallique depuis « Evil Made History », leur deuxième démo ? Lisez ce qui suit et que bien du mal vous en fasse !

Osirion continue dans sa lancée ; privilégier le côté métal de son black, pour le moins musicalement. Effectivement le groupe semble avoir évolué vers une musique plus rageuse et rythmée, notamment grâce au batteur génétiquement modifié, sans oublié qu'ici le joug tyrannique du leader a été desserré pour libérer les impulsions des autres musiciens. Ce qui en somme à apporté plus de violence et de riffs torturés à l'ensemble. Les titres ayant toujours une base noire, c'est dans les arrangements que l'on passera du Heavy au Thrash sans difficultés et avec homogénéité. Dans cette optique l'on devine facilement que les neufs morceaux (sur 11) ont-été taillés pour la scène plus que pour un voyage introspectif, quoique... Cela nous rapproche du concept de l'album qui est relativement commun, c'est-à-dire satanique, guerrier et morbide, mais qui à le mérite d'être bien écrit, contrairement à pas mal d'autres groupes. Malgré, bon gré, ces thèmes récurrents, que pour ma part j'apprécie grandement, sont mêlés à d'autres textes plus originaux comme une approche personnelle de Napoléon, du roman Dune, ou du personnage de Lautréamont. Quant à l'artwork, bien que la cover n'incite clairement pas à l'achat, il est particulièrement immersif.

Bref, voici une très bonne production (hé oui, un son quasi pro), pour les âmes tourmentées en manque de musique violente et rude ! Dispo dans vos distro locales.

Par S.N., dans La Horde Noire webzine

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Rien qu'à la pochette le ton est donné. Vous êtes accueilli par une espèce de gargouille et, à l'intérieur, une femme nue et un démon sont enlacés. Bienvenue en Enfer ! L'intro ("Les grandes lèvres du vagin d'ombre") vous laisse une impression planante, ritualiste. Mais juste une impression, cassée par le second titre aux riffs efficaces et une batterie bien balancée. En clair, c'est du pur Osirion à quoi nous avons droit. Plus les morceaux défilent, plus le rythme s'insinue en vous et vous entraîne dans les méandres d'une noirceur sans fond. Le chant s'infiltre en vous comme une dose de lithium, vous laissant ces drôles d'impressions. Ah, vive les associations Osirion/ D.U.K.E. La conclusion est au groupe : "Destroy the monotheist plague... Became your own God".

Par Divina Tenebra, dans LEGION UG zine # 5

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La France peut commencer à être fière de sa scène black metal avec tous les groupes de qualité qui commencent à sortir du lot des petits groupes underground. Entre Blut aus nord, Belenos, Crystalium, Deathspell Omega, Nehemah, Eternal Majesty, et bien d'autres, la France n'a rien à envier à la scène étrangère en général. Voici donc un petit nouveau qui arrive dans la cour des grands avec ce 'full lenght album' nommé Har Sabbat. Osirion officie depuis 2001 et a sorti pour l'instant 2 démo et un split avec un groupe français au nom imprononçable dont les initiales sont Z.B.T.

Maintenant que les présentations sont faites attaquons nous à la musique présente sur ce sur Har Sabbat. L'album commence par une intro plutôt inutile et un peu longue faite de percussion lointaine…Puis le premier riff de gratte se fait entendre. Et là, ça rigole plus. Riffs de gratte ultra incisifs pour un black metal brutal et vindicatif, un peu à l'image du premier album d'Ad Hominem, pour ceux qui connaissent. Osirion arrive à varier sa musique en incluant des passages moins rapides avec des riffs plus péchus ou plus entraînants selon les morceaux. Bien évidemment la batterie est toujours derrière pour pilonner nos oreilles à grand renfort de double grosse caisse et autre blast beat. Le tout est soutenu par une voix bien agressive qui vomit des paroles blasphématoires et engagées (et écrites en français accessoirement).

On sent tout au long des dix morceaux qui composent cet album une haine bien palpable qui suinte par tous les éléments de la musique d'Osirion. Même les mélodies renforce ce coté violent et donnent envie de tuer n'importe quelle personne se présentant devant nous, ainsi que les quelques vocaux clairs qui donnent un aspect martial à la musique. Har Sabbat est un album de black metal hyper efficace, délaissant toute sorte de fioriture, pour se concentrer sur son unique but : frapper fort. Coté production elle est bien plus que correcte pour le style pratiqué. Le seul défaut dont souffre en réalité cet album est que l'effet " claque dans ta gueule " des premiers morceaux s'estompe un peu sur la fin de l'album, sans toutefois devenir ennuyeux.
Har Sabbat est au final un bon défouloir qui ravira tous les amateur de musique violente mais raffinée !

Lu dans PAVILLON 666 webzine # 5

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Suite à 2 démos qui leur auront permis de se faire aisément un nom dans l'underground et d'un split avec Z'B'T, les savoyards remettent enfin le couvert. Voici leur tant attendu 1er album et croyez moi, ce skeud va faire très très mal. D'abord armé d'un son tout simplement infaillible, massif et très compact, le fauve Osirion prend d'emblée à la gorge et ne vous lâchera qu'après être sûr d'avoir converti son auditoire. Ce sont vos cages à miel qui vont morfler ! C'est comme si le groupe avait taillé dans la cellulite superflue de son répertoire passé pour enfin n'en garder que la substantifique moelle, l'efficacité brute et agressive. Au diable plans bouche-trous et approximations rythmiques, les riffs sont ici aussi tranchants que jadis dame guillotine faisait chavirer les têtes. A noter des influences heavy et thrash ultra convaincantes (l'excellent "Tourmente Hystérique"), des progrès notables au niveau vocal (passages clairs sur le poignant "Ave Jesus"), voilà un black-metal old-school aussi nerveux qu'un cycliste lors d'un contrôle anti-dopage, mais qui s'écoute sans que l'effet de lassitude ne pointe son vilain nez. Le char d'assaut Osirion continue son irrémédiable ascension, je ne voudrais pas être celui qui se trouvera sur sa route. Traces de chenilles sur la gueule garanties !

Par Jean Pazola, dans IN EXTREMIS Newsletter # 14

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Voici donc le premier album de cette formation de Sapaudiae Black Métal, qui nous avait déjà laissé de bonnes impressions avec leur dernière démo, chroniquée dans le chapitre III. Et Osirion continue dans sa lancée. On reconnaît immédiatement le style du groupe avec ses riffs percutants, ses mélodies inspirées, pour des compositions une fois de plus taillées sur mesure pour la scène. On ne peut s'empêcher de bouger en écoutant les titres qui s'enchaînent pour notre plus grand bonheur.
Les musiciens sont parfaitement en place, avec les guitares qui nous tiennent en haleine, la basse qui est bien présente, ainsi qu'un batteur qui maîtrise de très belle manière son sujet… La voix quant à elle est très bestiale, et on a même droit à quelques chœurs, notamment sur le 5e morceau.
En fait la musique de Har Sabbat pourrait se résumer en ces termes : Rage, Haine et Violence… La production signée Arnaud Ménard est de très bonne qualité donnant à cette œuvre la puissance nécessaire et dévastatrice pour hisser cet album sur les plus hautes marches du chaos !!!
Pour ma part, je noterais juste un point faible, avec l'artwork de la couverture qui ne m'emballe pas plus que ça. Ce qui est d'autant plus regrettable lorsque l'on sait que ce disque est sorti chez DUKE, et que l'on connaît les talents d'artiste du maître Kurgan… Mais surtout ne vous arrêtez pas sur ce point, car la musique d'Osirion vaut vraiment le détour, et mérite toute votre attention.

Par Malphas, Antre des damnés zine #4

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Après deux démos plutôt convainquantes, Osirion sort enfin son premier album, sur leur bon vieux label D.U.K.E. .
Eh bien, y'a-t-il des évolutions majeures ou au contraire retrouve-t-on le même type de musique que dans leurs demos?
La réponse est: ni l'un ni l'autre, Osirion, avec cet album ne nous dépayse pas complètement de leurs précédents travaux, mais il faut bien avouer que la musique est bien affinée par rapport à ceux-ci: enfin la batterie ne se "disperse" pas trop, toujours aussi carrée, mais là présente "juste comme il faut", les guitares/basse sont elles aussi bien carrées et puissantes toujours dans un style alternant riffs thrash et black, les vocaux sont tout à fait corrects (il y a même quelques vocaux clairs!), et les compositions sont généralement assez directes, comme pour un "ultime assault", mais savent également être plus sophistiquées comme pour l'excellent "ave jesus", c'est d'ailleurs à mon avis sur ce genre de compositions plus posées qu'Osirion sonne le plus "original", car les titres plus directs, sans êtres mauvais, ont bien plus de mal à "accrocher" l'oreille.
Le son est tout à fait bon, et heureusement car le style de Osirion ne supporterait pas un son faiblard.
A noter que le groupe nous gratifie d'une bonne reprise de Impaled Nazarene, (que j'avais déjà entendue en concert: très efficace!) qui confirme les influences du groupe, orientées BM brutal.
Sur certaines versions, le groupe a même rajouté une reprise d'un des titre de leur première demo: "a sign of evil?", avec cette fois une batterie et une prod à la hauteur, personnellement je trouve la composition très bonne, froide et rapide, c'était une bonne idée de nous la reservir "version 2005"!
Niveau thématique, c'est varié, peut-être trop même, on ressent nettement la passion de Mr Turannos pour l'histoire, ce qui fait qu'on passe d'un titre traitant de Satan etc. à un autre traitant des grognards napoléoniens, ou aux Poilus des tranchées... Je ne dis pas qu'il faut retourner à des thématiques plus "clichées", bien au contraire, mais il manque une certaine homogénéité à ce niveau, contrairement à ce qu'ils avaient fait sur leur demo "evil made history" où là, les titres suivaient un fil directeur. Mais je préfère tout de même largement ça à du "hail satan" répétitif.
Sinon le visuel suit bien les thématiques de chaque titre, donc souffre lui aussi d'un manque d'homogénéité, mais ça semble logique... Par contre, là où j'en veux beaucoup à Osirion, c'est d'avoir mis une cover franchement pas super, alors qu'à l'arrière du CD, il y a un super dessin qui aurait très très bien fait l'affaire!

Bon, pour conclure, je dirais que cet album est globalement bon, mais j'espère qu'Osirion saura s'orienter vers des composition un peu plus posées, car plus il s'orientera vers le BM brutal, plus il s'enfoncera dans la masse monotone de ce style, et ça serait dommage, vu le potentiel que l'on ressent à l'écoute d'un "Ave Iesus" ou d'un "Chantre de la pourriture"...

Par Necrowarrior, Mezdoun webzine

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De toute évidence 2005 fut une année décisive et transitoire en ce qu'elle scella, enfin dirais-je, le premier véritable album de bien des bestiaires ayant, de longues et froides années durant, pavés les galeries les plus opaques de notre souterrain hexagonal. Indécrottablement fidèles à la libertine loge D.U.K.E. et, à la façon d'un Devilish Era, d'un Ensamhet, d'un Animus Herilis, ou d'un Reverence, pour ne citer qu'eux, les savoyards d'Osirion, après les démos " An Opus For Lucifer " (2002) & " Evil Made History " (2003), ainsi qu'un Split partagé aux cotés du monstrueux Zarach' Baal' Tharagh', signent donc, de par ce " Har Sabbat ", son premier glaire de massive envergure.
Si mon tout premier contact avec le Black Metal de cette meute, via deux tracks parus sur la compilation " Furor Gallicum " estampillée Tyrannie Rex, m'avait, à l'époque, laissé un peu sceptique car trop proche, à mon sens, de certaines influences suédoises relativement passées d'usage, je pus constater par la suite que cela n'était en rien exhaustif à la découverte intégrale de la seconde démo sus-citée qui, perpétuant, certes, cette célèbre patte nordique, la mariait néanmoins avec de nobles servitudes très Old School, proches des grands Venom, Rotting Christ, Beherit ou Bathory… Et, cet opus s'inscrit dans cette droite lignée, ne négligeant pas une évolution aussi logique qu'impressionnante.
Sous couvert d'une production tout simplement énorme, plus écrasante que les chenilles d'un char d'assaut lancé à la conquête d'un bidonville somalien, et, ne laissant plus aucune place à de quelconques approximations, le quatuor régurgite une noire bile de riffs qui, tantôt peuplés de speed-pickings plus nerveux et pestiférés que pourrait l'être un bon vieux curé de campagne surpris dans son presbytère à se faire astiquer le manche, bourré au pinard cérémonial et soutane en bandoulière, par son plus zélé enfant de cœur, semblent désireux de ressusciter la grandeur passée de combos tels que Setherial, Marduk, Darkthrone ou Dark Funeral ; Qui, tantôt galvanisés par des power-chords très bruts, bien souvent concassés de palm-mute plus asphyxiants que le serait un fantasmagorique remake du " Grand Bleu " vu par David Lynch en cuve de pétrole lourd, et, d'une agressivité, virulence, et crudité digne d'une liposuccion cérébrale au motopompe, ne sont pas sans inspirer, comme d'autre ont pus le souligner avant moi, l'héritage rustique que Celtic Frost laissa dans son sillage ou, les glaviots les plus catchy de Barathrum, Witchery & Cie… Des riffs, enfin, qui, laissant, bien plus qu'auparavant, s'exhaler des mélodies aussi grandioses que maladives, témoignent de tout l'impact qu'ont put avoir les grands pontes de l'Art Noir hexagonal sur le groupe.
Pour donner toute l'ampleur voulue à l'abondance de ce tonnerre d'acier, rien, en les percussions, ne semble avoir été laissé au hasard. La batterie de Barbiturik déploie ainsi une frappe toute en relief et diversité, plus dense en changements de rythmes que les terres d'Ukraine ne le sont en radiation, plus chargée de cymbale que les camps de la mort le furent de l'odeur de la mort aux lendemains de la libération , plus riche en roulements & break divers que les chiottes d'un goulag purent l'être en bacilles nuisibles… En bref, l'on frôle la lobotomie avec une efficacité aussi judicieuse qu'insolente.
D'un point de vue strictement vocal, je ne peux que souligner l'immense progression entourant Osirion via la performance de Valharik ; Cela autant concernant son timbre, aussi écorché que je ne sais plus quel poète maudit qui, dans la solitude la plus totale et noyé dans l'absinthe, fut retrouvé se pelant les viandes à l'économe comme une vulgaire patate nouvelle, que son placage qui, à la fois plus furieux qu'un syphilitique dégueulant tripes et boyaux et plus carré qu'une parade martiale de la grande Allemagne, épouse redoutablement les structures des tracks. Notons, là où le passé faisait encore, lyriquement parlant, une place de choix à la langue de Shakespeare, une recrudescence absolue de celle de Molière, fièrement, et à juste titre compte tenu de la qualité d'écriture, illustrée en un somptueux packaging. Soulignons, également, la présence de cœurs en voix claire sur le très hérétique " Ave Jésus " qui, assurés par un certain K, sont du plus bel effet.
En définitive et, à mon sens Osirion semble avoir mis de coté les quelques remplissages et exercices de style relativement désuets qui me laissèrent parfois quelque peu dubitatif dans le passé, au profit d'une efficacité décuplée ou tout semble se justifier de façon parfaitement spontanée. Cela est flagrant pour ce " Har Sabbat " qui passe comme une dragée sans susciter la lassitude, de ses premiers rouages à ses derniers souffles ; Derniers souffles marqués par une reprise de tueur du foutrique " Sadhu Satana " du non moins jouissif Impaled Nazarene, et, pour ceux qui auront la clairvoyance de laisser s'écouler quelques seconde avant de tabasser la touche repeat, par une " Killing Drumz " version de " A Sign Of Evil " à titre de track caché, qui, écrit en 1998 renvoie à l'ancien répertoire d'Osirion.
Un excellent album donc, qui, musicalement, lyriquement mais aussi esthétiquement très soigné mérite en tous points respect et soutien.

Par Sperm. S., Resistancia UG

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Ein komisches Album haben Osirion da abgeliefert. Schon seit einer kleinen Ewigkeit wartet "Har Sabbat" auf eine Besprechung, ließ sich aber lange nicht richtig festnageln. Denn hörbar ist das Ganze durchaus, und ein paar nette Melodien sind den Franzosen auch eingefallen. Aber richtig zünden will der Silberling einfach nicht.
Ursachenforschung. Positiv ist sicher zu bewerten, dass Osirion nicht allzu typisch klingen. Klar, das Gebotene ist traditioneller BM, aber eindeutige Vorbilder lassen sich nicht ausmachen. Ganz allgemein passt wohl wieder einmal das Attribut "nordisch". Außerdem meint man gelegentlich ältere Impaled Nazarene herauszuhören, und die kraftvolle, direkte Art der Musik unterstützt diesen Eindruck. Wenn ich jedoch ehrlich bin, entsteht dieser Eindruck auch dadurch, dass ein Lied der Finnen nachgespielt wurde.
Legt man "Har Sabbat" auf, so ist der erste Eindruck durchaus positiv. Das Album ist kraftvoll produziert, und ein paar ansprechende, stellenweise richtig eingängige Riffs hat man sich im Land des Baguettes auch einfallen lassen. Nach ein paar Liedern muss dieses Urteil jedoch revidiert werden. Dann fällt nämlich auf, dass nicht alles Gold ist, was Osirion aufgenommen haben. Besonders die schnellen Abschnitte fallen durch ihre platten, einfallslosen Riffs auf, und das Zusammensetzen der einzelnen Liedbestandteile müssen die Franzosen noch ein bisschen üben. Denn es kommt gar zu oft vor, dass unnötige Breaks und schlecht passende Tempowechsel Stücke nach unten ziehen, die ohne diese "Extras" recht genießbar wären. Es ensteht gelegentlich der Eindruck, die Band wisse nach ein paar Minuten mit einem Lied nicht mehr weiter und fange deshalb einfach von vorne an oder mache auf einmal etwas ganz Anderes. Dieser Mangel an Struktur stört nicht so sehr, wenn das Album nur Hintergrundmusik beisteuert - aufmerksames Hören wird auf Dauer aber recht anstrengend.
Was bleibt, ist für Osirion zumindest eine Steigerung gegenüber den Demoveröffentlichungen. Das ist ja schon mal besser als nichts. Ansonsten sollte die Truppe in Zukunft vielleicht auf Fremdkompositionen verzichten. Das ImpNaz-Stück macht nämlich deutlich, wie man musikalisch auf den Punkt kommt - und stellt so sehr deutlich heraus, woran es Osirions eigenen Stücken mangelt. Ein kleines Eigentor.
5 /10

Par Erik, de Myrrthronth webzine

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Après deux démos, des apparitions sur des compiles et un split avec Zarach'Baal'Taragh, Osirion sort enfin leur premier album. Déjà chroniqué dans le numéro 3 de mon zine, le groupe reste toujours dans la lignée du black metal. La technique nous délecte des mélodies qui se mélangent avec la brutalité des morceaux avec le gros son comme on les aime. Un niveau musical bien supérieur à la moyenne avec des compos qui ne se ressemblent pas. Une reprise d'un morceau d'Impaled Nazarene à la sauce Osirion est un régal pour les fans de ce groupe. Une tuerie malsaine, la horde d'Osirion n'a pas fini de faire parler d'eux.
8.2/10

Par Vicomte de Neurasthénie, de Neurasthénie fanzine #8

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Outre le fait qu' OSIRION se targue de faire un BLACK METAL OLD SCHOOL, celui ci le fait non seulement tres bien mais avec une touche originale. Je m' explique. La plupart du temps, ce qui me gene dans le BLACK METAL c'est le son approximatif, qui en découle. Ici, rien de tout ça, le son est clair, les guitares sont incisives et posées comme un groupe de TRASH, ce qui laisse apprecier les rythmiques créatives du groupe. A ce propos, on sent bien le coté inspiré de TURANNOS et VALHARIK ; et vous vous surprendrez à facilement Headbanger. Ajoutez à cela un chanteur hurleur qui a su intégrer magnifiquement des textes en français dans un style qui n'est pas toujours appropriéà celà ;et une section basse/batterie équivalente à des roulements de tonnerre, et vous prenez OSIRION en pleine gueule. Cote titres, outre le registre habituel de ce style de METAL, des morceaux plus originaux comme " Ultime Assaut " ( un sujet plutot guerrier ambiance guerre de 14.18 ) ou " Le Vol De L'Aigle " ( Napoleon à l' honneur ? ), prouve que le groupe se veut original. Une reprise aussi d' IMPALED NAZARENE avec " Sadhu Satana " vient compléter le tableau. Coté Artwork, la cover est des plus sympathiques et illustre bien le contenu de l' album. Une mention speciale pour " Ultime Assaut " et " Ave Jesus " qui m' ont particulierement fait délirer. Vous l' aurez donc compris, OSIRION nous signe avec " HAR SABBATH " un excellent album comme on aimerai en entendre plus dans le BLACK METAL. Original, violent et surtout exemplaire dans ses compositions claires et concises, il y a des moments ou l' on peut etre fier d'être Français. Si ils y en a qui n' aimeraient pas, j' avoue que je ne comprendrai pas ! Depuis peu le groupe se trouve avec un changement de line up, esperons qu' OSIRION se dote vite de nouveaux musiciens pour nous pondre une autre bonne galette !

Par J.P., dans Metal Bible webzine

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Voilà entre mes mains l’album d’Osirion. "Har Sabbat", premier album, toujours chez DUKE (entre pervers… hé hé). A première vue, un artwork soigné. La pochette présente un démon, surgissant de nulle part, déchirant la structure environnante. A l’arrière, un démon, possédant une femme, qui l’enlace, et la maîtrise…… A l’intérieur, des illustrations, des photos. Le livret est bien conçu et très soigné !!! Deux peintures(au moins) sont signées Kurgan…… Quel surprise ??!? C’est noir, glauque, et pervers. Jesus se voit forcément peloté par on ne sait qui…… (hé hé pas mal) Et surprise, les textes sont en français ! Aaahhh la bonne nouvelle.
On commence par une intro, les grandes lèvres du vagins d’ombre, une intro bizarre, très planante (pour reprendre le mot de Divina Tenebra). Mais le titre "Har Sabbat" vient vous enlever cette impression !! Des putains de bons riffs, suivis par une batterie précise !! Une voix qui rappelle Dark Funeral, une production très puissante (sans en faire trop). "Dementia" se fait remarquer par sa basse vombrissante, en arrière plan, un titre plus brutal que le précédent…
"Ultime assaut" arrive, quitares précises, bien envoyées, et on peut se rendre compte d’une erreur sur la face arrière de la pochette, Dementia et Ultime assaut ont été inversés, mais on s’en fout, continuons ! "Ave Jesus", une sorte de biographie de Jesus (Ha ha, j’ai bien apprécié les textes…) Une musique plus lente, moins brutale, avec l’apparition de voix claires. Rrrhhhâââ la puissance des vocaux de Valharik contre la chimère Jésus ! Excellent !!
Ah ça y est ils remettent ça ! Après Jack l’éventreur et cies, ils récidivent, et cette fois avec Napoléon (même si il n’est pas aussi maléfique que les précédents !!!) Un cours d’histoire en musique, ça vous dit ? Et en prime, reprise d’Impaled Nazarene, avec "Sadhu Satana", et sans le "Sadhu Satana" repris en chœur, je l’aurais pas reconnu ! (je suis pas trop fan, à vrai dire)
Sur la même piste, un titre est présent, et il s’agit de "A sign of Evil", provenant de la first démo. Excellent !!!!!!!!!!! Dispo chez DUKE, Cidex 1010 39800 Le Fied

Par Typhrael, dans Sombre Baptême zine # 1

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Voici un nouveau produit pour les Français d'Osirion. C'est toujours le black métal que le groupe affectionne et, avec ce nouvel album, le groupe nous fait partager une fois de plus son goût pour l'art sombre. Les titres sont assez variées, avec aussi bien des passages rapides que des passages assez calmes, mais qui ne prédominent pas, ainsi que des middle tempos qui se font oppressants. On peut remarquer àl'écoute de ce groupe, une petite influence provenant des vieux Marduk. Le son de l'album est bon dans l'ensemble, avec un petit côté un peu crade qui colle si bien au black metal. Bref, cet album est pour les blackeux, sans aucun doute.

Par Tenebrius Rex, dans UG Investigation zine # 61


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